Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
Il est possible de vivre sans se souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l'animal, mais il est impossible de vivre sans oublier.
Le discours, c'est ce qui distingue la personne humaine de l'animal et le démocrate de la brute.
L'amour que nous avons pour un animal, une voiture ou un travail, est mesurable... à la quantité de souffrance qu'ils sont capables de nous faire oublier...
L'animal n'est pas une machine thermodynamique isolée mais un corps vivant qui interagit avec son environnement.
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.
Si l'homme se dit être un animal qui a évolué, il repose hélas son affirmation sur sa propre conception de l'évolution.
Je juge inadmissible que l'on ait appelé Jésus-Christ le 'crapaud de Nazareth'. Le crapaud est un animal éminemment utile et de bonne compagnie.
Quand un homme imite un singe, c'est toujours pour rire du ridicule de l'animal. Quand on me dit que 'le singe imite l'homme', je ne le vois pas différemment.
Les animaux sont un peu comme les gens : il y en a des cons et des géniaux. Quoiqu'il en soit, aucune raison de les persécuter comme on le fait.
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.