Les animaux supérieurs ne sont jamais atteints de cette maladie qu'on appelle le sens moral.
L'erreur est humaine en ce sens aussi : les animaux ne se trompent que rarement ; jamais même - excepté les plus intelligents d'entre eux.
Il y a dans la physionomie des animaux un naturel délicieux dont j'ai vainement cherché l'approchant chez l'homme et que j'appellerais : l'air bête.
L'espoir est un instinct que seul peut tuer un raisonnement de l'esprit. Les animaux ne connaissent pas le désespoir.
L'homme serait probablement un animal assez supportable, s'il consentait un peu moins à se laisser emmerder par ceux qui veulent faire son bonheur.
La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c'est notre meilleure chance de nous évader de l'égoïsme.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
Il ne faut pas oublier que le plus grand homme n'est jamais qu'un animal déguisé en Dieu.
L'homme, c'est un ange, c'est un animal, c'est un néant, c'est un miracle, c'est un centre, c'est un monde, c'est un dieu, indigent de Dieu, capable de Dieu et rempli de Dieu, s'il le veut.